Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 11:18




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www.constantine.free.fr/LaCulture/malouf.htm



«[...] Le "malouf" est la forme qu'emprunte la tradition musicale arabo-andalouse à Constantine et en Tunisie. Ce mot signifie en arabe, "fidèle à la tradition". Fidélité au patrimoine musical qui s'est enrichi dans l'Andalousie, du VIIIe au XVe siècles, dans les cours royales, les cénacles intellectuels et les jardins des délices, à Grenade, Cordoue, Séville, mêlant musulmans et juifs, dans la célébration de l'amour courtois et de l'élan vers Dieu. Avec l'expulsion d'Espagne, en 1492, des musulmans et des juifs, s'est fermée une page, dont les échos cependant perdurent dans l'Ibérie d'aujourd'hui.

S'est ouverte une nouvelle page, en Afrique du Nord et dans toute l'aire arabo-musulmane, de l'Océan aux confins de la Perse. Musique vivante, même si ses modes savants et , surtout, sa transmission orale l'ont soumise à bien des vicissitudes. Ainsi, des vingt-quatre "noubat" originelles, autant de suites correspondant aux heures de la journée, l'Algérie n'a-t-elle pu conserver que douze.
[...]"

Fermez les yeux, laissez votre cœur vibrer à chacune des mesures du luth et de la cithare, accorder son rythme au tambourin, s'élever sous l'archet de l'alto, tressaillir à l'appel de la flûte bédouine (si spécifique de Constantine).

Bientôt vous connaîtrez ce que les Arabes nomment le "tarab", cette extase qui libère l'âme hors de la prison du corps. [...] »


Liste des plus grands et anciens maîtres de cette grande musique Malouf :


H'mida ben Lamssabah
Nassim Boukebous - moitié du XIXème siècle
Mohamed Melouk - fin du XIXème siècle
Bestandji Ahmed - 1875/1946
Bestandji Abdelkerim - 1886/1940
Benlamri Larbi - 1890/1966
Baba Alaoua Bentabal - 1890/12-08-1976
Kara Beghli Abdelrahman (dit baba oubaid adou) - 1886/1956
Omar Chnouffi (dit chakleb) - 1857/1964
Tahar Benlamrabat - 1898/1947
Tahar ben Kertoussa - 1881/1946
Ali Khodja Ali (dit si h'souna) - 1856/1971
Berachi Mamar - 1904/1981
Toumi Siaf Abdelkader - 1906/2005

Voici, tiré du livre de Maya Saïdani ''LA MUSIQUE DU CONSTANTINOIS' ', Editions Casbah, un tableau contenant la majorité des grands interprètes et maîtres du Malouf, nés entre 1810 et 1957.

Nom et prénom

Année de naissance

Année de mort

Âge à la mort

Principaux instruments joués

Benm'sabah H'mida

1810

1905

95

Darbouka

Benkurat

1824

1907

83

Alto

Maluk

1830

1914

84

Darbouka

Nabet Y.

1830

1893

63

Ud arbi

Bestandji Ahmed

1875

1946

71

Ud arbi

Belkartoussa Tahar

1881

1946

65

Flûte

Fergani Hamou

1884

1971

87

Ud arbi

Karabaghli Baba Abid

1886

1956

70

Flûte

Bestandji Abdelkrim

1886

1940

54

Ud arbi

Bouhouala Omar

1889

1978

89

Darbouka

Bentobal Allaoua

1892

1969

77

Darbouka

Belamri

1893

1966

73

Darbuka

Ali Khdja H'Souna

1896

1971

75

Darbuka

Lachhab M'Hamad, dit Omar Chaqlab

1902

1942

40

Darbuka

Bemdjelloul Mohamed

1902

1980

78

 

Ammouchi Brahim

1903

1990

87

Mandoline

Berrachi Maamar

1904

1989

85

Darbuka

Toumi Abdelkader

1906

?

 

Alto

Raymond Leyris

1912

1961

49

Ud arbi

Fergani Zwawi

1913

1995

82

Ud arbi

Benlabdjaoui Abdelhamid

1914

1978

64

Tar

Ghenassia Sylvain

1914

?

 

Alto

Darsouni Kaddour

1927

 

 

Flûte

Bentobal Abdelmoumen

1928

2004

76

Ud arbi

Fergani Mohamed-Tahar

1928

 

 

Tous

Fergani Salim

1953

 

 

Ud arbi

Sammar Mustapha

1953

 

 

Ud arbi

Zaarour Chérif

1954

 

 

Flûte et guitare

Bouda Kamel

1957

 

 

Alto




Pour écouter quelques extraits du répertoire constantinois
cliquez sur les liens suivants
:

Hadj Mohamed Tahar Fergani (vol 1)    http://www.zikdalgerie.com/artiste/style_malouf_1_1257/Tahar%20Fergani/andalous%201.html

Hadj Mohamed Tahar Fergani ( Vol 2) http://www.zikdalgerie.com/artiste/style_malouf_1_2518/Tahar%20Fergani/Andalous%202.html


 

Hadj Mohamed Tahar Fergani



El Hadj Mohamed Tahar Fergani ou Cheikh Fergani (né le 9 mai 1928 à Constantine), de son vrai nom Reganni, fils de Cheikh Hamou est un célèbre chanteur, musicien et compositeur algérien de hawzi (un répertoire musical proche de la musique arabo-andalouse et de musique populaire au développement très long faite et constituée de courtes pièces).


Il est également considéré comme l'une des figures de proue du
malouf. Son chant est souvent décrit comme une harmonie exquise. Il parvient à réaliser une synthèse équilibrée de la chanson traditionnelle dans ses différentes facettes. La puissance de sa voix incarne un degré de qualité d'interprétation qui charme un grand nombre des mélomanes. Il demeure l'un des rares chanteurs à interpréter ses compositions portant sur quatre octaves.


Son père était issu d’une famille de mélomanes était déjà un virtuose du
hawzi. Il est d'abord épaulé par son frère Abdelkrim, qui l’initie au métier de la broderie, un métier très prisé et rentable dans sa ville natale. ( Constantine )


C'est à l’âge de 18 ans, qu'il se consacre entièrement à la
musique et débute comme joueur de fhel (un instrument de musique à vent apparenté à une petite flûte) dans l’orchestre d’Omar Benmalek, avant de se tourner vers le genre charqi (oriental, d’inspiration égyptienne) au sein de l’association Toulou’ el Fadjr (l’aurore). Sa voix chaude et puissante impressionne dans l’interprétation de chansons d’Oum Kalthoum ou de Mohammed Abdel Wahab.


Un peu plus tard, après s’être essayé au style hawzi un style populaire des faubourgs de Tlemcen, il s’oriente sur les conseils avisés du fameux
 Cheikh Hassouna Amin Khodja vers le malouf, un genre musical d’origine andalouse, le plus enraciné à Constantine, mais également à Annaba, à Tunis et à Tripoli, un style dont son père lui enseignera dans sa jeunesse les bases essentielles.
 


En
1951, à Annaba, il se fait remarquer à un concours musical, dont il remporte le premier prix, et, dans la foulée, enregistre un premier album qui l’impose, à la fois, comme chanteur populaire et maître du malouf. Au contact des grands maîtres de l’arabo-andalou algérien, tels Dahmane Ben Achour ou Abdelkrim Dali, il perfectionne son art, parvenant à assimiler et maîtriser le répertoire des trois écoles maghrébines : l’algéroise et sa sana’a, la tlemcénienne avec sa musique gharnati et, bien sûr, la constantinoise avec son malouf plus vif qu’ailleurs.


El Hadj Mohamed Tahar Fergani est le père du maâlem
Salim Fergani, une autre célébrité de la musique arabo-andalouse.




Savourons un moment la voix sublime de Notre Maitre.


Bachraf instrumental

 



Btaihi - Ya Nadim Eleylou Wella

 




Insiraf : Ma Ach kou Chakiya

 



Khlass :


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Hacène El-Annabi



 Hassan El Annabi de son vrai nom Hassan Aouchel, musicien chanteur du Malouf né le 20 novembre 1925 à El-Kseur (Béjaïa) et ayant commencé à s'intéresser à la musique du malouf dès l'age de 14 ans. En 1958 son premier disque a paru et a marqué le vrai début de sa popularité et sa célébrité avec les chansons Fatima, RouhYa Bani Louerchan et Jesmi Fana. Un grand artiste dont les dons ne se sont pas limiter qu'au malouf mais aussi a l'art du theatre en compagnie du regretté Mahiedine Bachtarzi grand maître de la musique andalouse et homme de théâtre.



 

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Salim Fergani



Cheikh Salim Fergani est un maître de l'école de Constantine de musique arabo-andalouse. Plusieurs lignées musicales ont transmis cet héritage. La dynastie des Fergani peut faire remonter sa généalogie à plus d'un siècle et Hadj Mohamed Tahar Fergani, le père de Salim, dirige toujours un orchestre renommé.

Salim Fergani aime à se produire en solo, en s'accompagnant de son 'ûd 'arbi, un antique luth à quatre cordes. Il s'exprime avec bonheur dans les principales formes poético-musicales, malouf, zajal, mahjûz et hawzi, qui constituent le répertoire familial, transmis fidèlement d'une génération à l'autre. On découvrira ainsi, pour la première fois sur une grande scène parisienne, un aspect méconnu de la musique andalouse, habituellement présentée sous sa forme orchestrale.

******************

Vous ecouterez dans cet enregistrement un extrait d'une nouba dil interprétée subtilement et avec une grande maitrise par ce maître incontestable !
Au début, un istikhbar "dil barrani" suivi d'un mçaddar "ya nadim entabih" , puis " fiq wa qoul fi fedjri ahla", et "bakiyatou el ghamami".....

 



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Hamdi BENANI

Hamdi BENANI et son fils à la Sorbonne

Le représentant et le meilleur ambassadeur du Malouf el-annabi, né le 1er janvier 1943 à Annaba, quatrième ville d’Algérie, dont saint Augustin fut l’évêque, il montre très tôt des aptitudes pour le chant, avec les encouragements de son oncle, musicien de feu Mohamed El Kourd.
A 16 ans, il remporte un premier prix de la chanson, mais ce n’est qu’en 1963 que sa carrière de musicien et chanteur se concrétise publiquement. En effet, un récital au théâtre d’Annaba, où il interprète le classique "Ya bahi El Djamel" lui ouvre les portes de la reconnaissance et du grand public et de ses pères. Sa ténacité, sa détermination et son acharnement au travail feront le reste et le hisseront au niveau de ses illustres aînés comme Hadj Fergani, Hassen El Annabi et Abdelmoumène Bentobbal.

Celui que l’on surnomme «l’ange blanc», en raison de la couleur de son violon, a su apporter du changement et un souffle neuf à un genre, le malouf, qui gagne, ainsi, en dynamisme et en vivacité avec ses "Adala ya adala", "Mahbounati".





 


Lasnami- Benani-Achik Memhoune


 


BENNANI : Bacheraf Sika

Par andaloussi - Publié dans : Ecouter du Malouf
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Dar El Gharnatia de Koléa
s'apprête à fêter le 17 mars prochain le 38ème anniversaire de son existence
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Son nouveau CD " nouba Ghrib" sera lancé incessamment.

Les journées andalouses plus connues sous l'appellation " Koléandalouse" seront programmées durant le mois de mai prochain.




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L'Association El Fen El Açil de Khémis Miliana
donnera un concert le Mercredi 31 mars 2010 à 19.00
Au palais de la culture à Kouba

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Lamia Maadini sera en concert
le jeudi 11 mars 2010 à 19.00
salle Rex El Biar

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Aimeriez vous assister à un concert Malouf de Abbas Righi
à Alger?
( Envoyez vos réponses à fointrac@yahoo.fr)







El Fen Oua Nachat Mostaganem


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Extraits Musicaux



 










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Ecouter la fameuse chanson " Ana El Kaoui" interprétée par Abdelkader Chaou
Cliquez ici
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Demande expresse au profit d la Fondation Abdelkrim DALI
Nous prions toute personne détenant un enregistrement sonore
de soirées familiales du défunt cheikh Abdelkrim DALI
de nous en faire copie et de nous les transmettre
à l'adresse suivante: fointrac@yahoo.fr

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Ecoute Album Abdelkrim DALI
CLIQUEZ


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Mohamed Kacedali de l'Association El Fen El-Açil
en compagnie de Sid-Ahmed, le chef d'Orchestre
et filmé par El-Hachemi, le Président de l'Association.

Ce jeune talentueux mérite bien qu'il soit pris en charge par un Maître du Piano 


Voici une seconde vidéo de ce jeune talent
Mohamed Kacedali



 

 

 



 


 

 



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