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musicale
www.constantine.free.fr/LaCulture/malouf.htm
«[...] Le "malouf" est la forme qu'emprunte la tradition musicale arabo-andalouse à Constantine et en Tunisie. Ce mot signifie en arabe, "fidèle à la
tradition". Fidélité au patrimoine musical qui s'est enrichi dans l'Andalousie, du VIIIe au XVe siècles, dans les cours royales, les cénacles intellectuels et les jardins des délices, à Grenade,
Cordoue, Séville, mêlant musulmans et juifs, dans la célébration de l'amour courtois et de l'élan vers Dieu. Avec l'expulsion d'Espagne, en 1492, des musulmans et des juifs, s'est fermée une
page, dont les échos cependant perdurent dans l'Ibérie d'aujourd'hui.
S'est ouverte une nouvelle page, en Afrique du Nord et dans toute l'aire arabo-musulmane, de l'Océan aux confins de la Perse. Musique vivante, même si ses modes savants et , surtout, sa
transmission orale l'ont soumise à bien des vicissitudes. Ainsi, des vingt-quatre "noubat" originelles, autant de suites correspondant aux heures de la journée, l'Algérie n'a-t-elle pu conserver
que douze. [...]"
Fermez les yeux, laissez votre cœur vibrer à chacune des mesures du luth et de la cithare, accorder son rythme au tambourin, s'élever sous l'archet de l'alto, tressaillir à l'appel de la flûte
bédouine (si spécifique de Constantine).
Bientôt vous connaîtrez ce que les Arabes nomment le "tarab", cette extase qui libère l'âme hors de la prison du corps. [...]
»
Liste des plus grands et anciens maîtres de cette grande musique
Malouf :
H'mida ben Lamssabah
Nassim Boukebous - moitié du XIXème siècle
Mohamed Melouk - fin du XIXème siècle
Bestandji Ahmed - 1875/1946
Bestandji Abdelkerim - 1886/1940
Benlamri Larbi - 1890/1966
Baba Alaoua Bentabal - 1890/12-08-1976
Kara Beghli Abdelrahman (dit baba oubaid adou) - 1886/1956
Omar Chnouffi (dit chakleb) - 1857/1964
Tahar Benlamrabat - 1898/1947
Tahar ben Kertoussa - 1881/1946
Ali Khodja Ali (dit si h'souna) - 1856/1971
Berachi Mamar - 1904/1981
Toumi Siaf Abdelkader - 1906/2005
Voici, tiré du livre de Maya Saïdani ''LA MUSIQUE DU CONSTANTINOIS' ',
Editions Casbah, un tableau contenant la majorité des grands interprètes et maîtres du Malouf, nés entre 1810 et 1957.
|
Nom et prénom |
Année de naissance |
Année de mort |
Âge à la mort |
Principaux instruments joués |
|
Benm'sabah H'mida |
1810 |
1905 |
95 |
Darbouka |
|
Benkurat |
1824 |
1907 |
83 |
Alto |
|
Maluk |
1830 |
1914 |
84 |
Darbouka |
|
Nabet Y. |
1830 |
1893 |
63 |
Ud arbi |
|
Bestandji Ahmed |
1875 |
1946 |
71 |
Ud arbi |
|
Belkartoussa Tahar |
1881 |
1946 |
65 |
Flûte |
|
Fergani Hamou |
1884 |
1971 |
87 |
Ud arbi |
|
Karabaghli Baba Abid |
1886 |
1956 |
70 |
Flûte |
|
Bestandji Abdelkrim |
1886 |
1940 |
54 |
Ud arbi |
|
Bouhouala Omar |
1889 |
1978 |
89 |
Darbouka |
|
Bentobal Allaoua |
1892 |
1969 |
77 |
Darbouka |
|
Belamri |
1893 |
1966 |
73 |
Darbuka |
|
Ali Khdja H'Souna |
1896 |
1971 |
75 |
Darbuka |
|
Lachhab M'Hamad, dit Omar Chaqlab |
1902 |
1942 |
40 |
Darbuka |
|
Bemdjelloul Mohamed |
1902 |
1980 |
78 |
|
|
Ammouchi Brahim |
1903 |
1990 |
87 |
Mandoline |
|
Berrachi Maamar |
1904 |
1989 |
85 |
Darbuka |
|
Toumi Abdelkader |
1906 |
? |
|
Alto |
|
Raymond Leyris |
1912 |
1961 |
49 |
Ud arbi |
|
Fergani Zwawi |
1913 |
1995 |
82 |
Ud arbi |
|
Benlabdjaoui Abdelhamid |
1914 |
1978 |
64 |
Tar |
|
Ghenassia Sylvain |
1914 |
? |
|
Alto |
|
Darsouni Kaddour |
1927 |
|
|
Flûte |
|
Bentobal Abdelmoumen |
1928 |
2004 |
76 |
Ud arbi |
|
Fergani Mohamed-Tahar |
1928 |
|
|
Tous |
|
Fergani Salim |
1953 |
|
|
Ud arbi |
|
Sammar Mustapha |
1953 |
|
|
Ud arbi |
|
Zaarour Chérif |
1954 |
|
|
Flûte et guitare |
|
Bouda Kamel |
1957 |
|
|
Alto |
Pour écouter quelques extraits du répertoire constantinois
cliquez sur les liens suivants :
Hadj Mohamed Tahar Fergani (vol 1) http://www.zikdalgerie.com/artiste/style_malouf_1_1257/Tahar%20Fergani/andalous%201.html
Hadj Mohamed Tahar Fergani ( Vol 2) http://www.zikdalgerie.com/artiste/style_malouf_1_2518/Tahar%20Fergani/Andalous%202.html
Hadj Mohamed Tahar Fergani
El Hadj Mohamed Tahar Fergani ou Cheikh Fergani (né le 9 mai 1928 à Constantine), de son vrai nom Reganni, fils de Cheikh Hamou est un célèbre chanteur, musicien et compositeur algérien de hawzi (un répertoire musical proche de la musique arabo-andalouse et de musique populaire au développement très long faite et constituée de courtes pièces).
Il est également considéré comme l'une des figures de proue du malouf. Son chant est souvent décrit comme une harmonie exquise. Il parvient à réaliser une synthèse équilibrée de la chanson traditionnelle dans ses différentes facettes. La
puissance de sa voix incarne un degré de qualité d'interprétation qui charme un grand nombre des mélomanes. Il demeure l'un des rares chanteurs à interpréter ses compositions portant sur quatre
octaves.
Son père était issu d’une famille de mélomanes était déjà un virtuose du hawzi. Il est d'abord épaulé par son frère Abdelkrim, qui l’initie au métier de la broderie, un métier très prisé et rentable dans sa ville natale. (
Constantine )
C'est à l’âge de 18 ans, qu'il se consacre entièrement à la musique et débute comme joueur de fhel (un instrument de musique à
vent apparenté à une petite flûte) dans l’orchestre d’Omar
Benmalek, avant de se tourner vers le genre charqi (oriental, d’inspiration égyptienne) au sein de l’association Toulou’ el
Fadjr (l’aurore). Sa voix chaude et puissante impressionne dans l’interprétation de chansons
d’Oum
Kalthoum ou de Mohammed Abdel Wahab.
Un peu plus tard, après s’être essayé au style hawzi un style populaire des faubourgs de
Tlemcen, il s’oriente sur les conseils avisés du fameux Cheikh Hassouna Amin Khodja vers le malouf, un genre musical d’origine andalouse, le plus enraciné à Constantine, mais également à
Annaba, à Tunis et à Tripoli, un style dont son père lui enseignera dans sa jeunesse les bases essentielles.
En 1951, à Annaba, il se fait remarquer à un concours musical, dont il remporte le premier prix, et,
dans la foulée, enregistre un premier album qui l’impose, à la fois, comme chanteur populaire et maître du malouf. Au contact des grands maîtres de l’arabo-andalou algérien, tels
Dahmane Ben Achour
ou Abdelkrim Dali, il perfectionne son art, parvenant à assimiler et
maîtriser le répertoire des trois écoles maghrébines : l’algéroise et sa sana’a, la tlemcénienne avec sa musique gharnati
et, bien sûr, la constantinoise avec son malouf plus vif qu’ailleurs.
El Hadj Mohamed Tahar Fergani est le père du maâlem Salim
Fergani, une autre célébrité de la musique arabo-andalouse.
Savourons un moment la voix sublime de Notre Maitre.
Bachraf instrumental
Btaihi - Ya Nadim Eleylou Wella
Insiraf : Ma Ach kou Chakiya
Khlass :
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Hassan El Annabi de son vrai nom Hassan Aouchel, musicien chanteur du Malouf né le 20 novembre 1925 à El-Kseur (Béjaïa) et ayant
commencé à s'intéresser à la musique du malouf dès l'age de 14 ans. En 1958 son premier disque a paru et a marqué le vrai début de sa popularité et sa célébrité avec les chansons Fatima, RouhYa
Bani Louerchan et Jesmi Fana. Un grand artiste dont les dons ne se sont pas limiter qu'au malouf mais aussi a l'art du theatre en compagnie du regretté Mahiedine Bachtarzi grand maître de la
musique andalouse et homme de théâtre.
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Salim Fergani
Cheikh Salim Fergani est un maître de l'école de Constantine de
musique arabo-andalouse. Plusieurs lignées musicales ont transmis cet héritage. La dynastie des Fergani peut faire remonter sa généalogie à plus d'un siècle et Hadj Mohamed Tahar Fergani, le père
de Salim, dirige toujours un orchestre renommé.
Salim Fergani aime à se produire en solo, en s'accompagnant de son 'ûd 'arbi, un antique luth à quatre cordes. Il s'exprime avec bonheur dans les principales formes poético-musicales, malouf,
zajal, mahjûz et hawzi, qui constituent le répertoire familial, transmis fidèlement d'une génération à l'autre. On découvrira ainsi, pour la première fois sur une grande scène parisienne, un
aspect méconnu de la musique andalouse, habituellement présentée sous sa forme orchestrale.
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Hamdi BENANI et son fils à la Sorbonne
Lasnami- Benani-Achik Memhoune
BENNANI : Bacheraf Sika

















